Né à Bamako
au Mali en 1969, Balla Doumbia, dit Ballasky, est issu d'une famille
bourgeoise, originaire du Mandé, descendante de Fakoly. Fils
d'un commissaire de police, il a été initié au
bogolan au cours élémentaire de travaux pratiques dès
l'école primaire. Il profitait régulièrement de
ses vacances scolaires pour partir dans les villages à la découverte
de cet art traditionnel végétal appelé le bogolan.
Il y a rencontré de nombreux maîtres du bogolan, notamment
de vieilles mamans qu'il accompagnait dans la brousse pour la cueillette
de plantes, de racines et d'écorces, tant médicinales
qu'utilisées en décoction pour les teintures des tissus.
C'est en les aidant dans leurs occupations quotidiennes qu'elles lui
ont livré de nombreux secrets sur l'art du bogolan. Sous la faible
lueur des lampes à huile, elles se réunissaient le soir
pour filer le coton, coudre, peindre et dessiner, tout en chantant.
C'est là que le jeune Ballasky a connu l'amour du Bogolan.
Ayant choisi de se retirer sur la colline de Lassa, dans les hauteurs
de Bamako, il a renié le matériel et la vie citadine pour
rester seul, là-haut, plus proche de la Nature et du naturel.
Révolté par les dures réalités de la capitale,
il s'est entièrement voué à la musique et au bogolan,
et a laissé pousser barbe et cheveux dans l'esprit Rastafari.
Il a fait, par lui-même de nombreuses autres découvertes
sur les plantes et a commencé à créer ses propres
oeuvres.
Depuis 1995, Ras Ballasky s'est fait peu à peu reconnaître
dans le monde artistique malien. Il a participé à diverses
foires et expositions et a su se faire respecter comme artiste peintre,
styliste créateur. Les étrangers qui arpentent la capitale
malienne entendent parler de son art, et montent jusqu'à chez
lui pour rapporter ses oeuvres au Japon, en Australie, aux Etats-Unis,
en Suisse...etc.
Marié à une femme française, ils ont créé
ensemble l'association Ballakissa Arts et luttent maintenant côte
à côté pour la reconnaissance des arts traditionnels
africains et des richesses de notre milieu naturel.
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